La classe, l’oeuvre

Projet pédagogique La classe, l’œuvre 2020/2021 par les élèves de 4ème du collège Jean Rostand

Le terme « magie » constitue l’épicentre d’une étonnante production, a priori inépuisable, de parutions littéraires et scientifiques,  d’œuvres  ou…  de  messages  publicitaires. Si les sources littéraires ou historiques mentionnent la magie  ou  la  décrivent  longuement,  elles  n’en  offrent  pas réellement d’analyse.

La magie et les pouvoirs sorciers sont au cœur de nombreuses civilisations et conservent pourtant énormément de mystères. La manipulation des puissances, des forces, des esprits, par des femmes et des hommes chargés de pouvoirs occultes leur permettant de communiquer avec les forces qui régissent le monde, vise la plupart du temps à répondre à une menace, à un traumatisme ou simplement, aux questionnements du quotidien. N’est-ce pas là également un moyen de répondre collectivement à une question de solitude face à la mort ? De tenter d’avoir un rôle actif dans une fatalité qui serait notre destinée ? De chercher en groupe des indices sur ce que l’avenir réserve ou d’organiser les relations humaines ? La magie et ses pratiques pourraient être vues comme un miroir reflétant non seulement les émotions et désirs les plus profonds d’un individu mais aussi le contexte spirituel, géographique et culturel de toute une société à une période donnée.

 Les élèves de 4èmes 2 et 3 option LCA  du collège Jean Rostand  ont été amenés à s’interroger sur les pratiques magiques et sur les raisons profondes de ces rites. Dans la cadre de la thématique « vie quotidienne et religions » du programme de quatrième en Langues Anciennes, ils se sont interrogés sur le thème de la magie et de la sorcellerie, en apportant un regard distancié et artistique sur les pratiques de l’Antiquité.

L’objectif de ce projet, mené en partenariat avec le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse,  est de sonder la magie et ses acteurs et de déconstruire une réalité composée d’une multitude de pratiques et de croyances antiques. 

Les élèves ont construit des autels laraires, des amulettes apotropaïques ( les « bullae » des enfants romains). Ils ont découvert le travail de Doriane Geneste, artiste toulousaine, pour l’imiter, en créant des « amulettes en allumettes ».

Ils ont écrit des poèmes qu’ils ont illustrés, sur le thème de la magie :

 https://www.calameo.com/read/005389801575b07cc0b14

Une médiatrice du Muséum, Fanny Szajngarten, est venue à leur rencontre afin de leur exposer, à l’occasion de la création de ces amulettes, quelques squelettes des réserves. Cette rencontre a été l’occasion d’expliquer aux élèves les différences morphologiques dans le domaine du vivant.

L’objectif final du projet est que les élèves investissent le Muséum lors de la Nuit des  Musées  afin de présenter les légendes mythologiques ( et forcément liées aux métamorphoses et à la magie) des animaux présentés sur le Mur des Squelettes.